Le temps d'une rencontre

Avant de partir, et encore maintenant on me demande tout le temps « Pourquoi partir seul ? ». La solitude est une chose qu’on redoute, se retrouver avec soi même est une chose que chacun cherche à éviter comme si on avait peur de notre propre personne. Mais pour mieux accepter l’autre, il faut, je pense savoir s’accepter, savoir se comprendre, savoir s’assumer et aller au bout de ses rêves avec ou sans quelqu’un. Je pense qu’on ne devrait jamais renoncer parce qu’on est seul mais toujours aller de l’avant.

Mon voyage je l’ai construit avec ce rêve un peu fou de traverser un continent à vélo seul mais dans l’espoir de rencontrer des gens tout au long de mon parcours. L’Homme n’est pas fait pour vivre en permanence seul. Alors je savais qu’avec mon voyage atypique à vélo, j’allais rencontrer gens rencontrer en permanence des gens. Et ces différentes rencontres qu’elles durent juste 5 min au bord d’une route, 1 heure le temps d’un repas, d’une soirée ou de toute une journée m’ont procuré le sentiment de n’être jamais seul. J’avais espoir qu’avec mon vélo, cela créerait un réel contact social, des interrogations et de l’admiration. Cela n’a pas manqué. Après 7 semaines de voyages, j’ai toujours plaisir à répondre aux mêmes questions, j’adore expliquer ce que j’ai traversé ce que j’ai vécu, et j’aime voir l’évasion se créer dans leurs regards, voir leurs inquiétudes ou leurs admirations. Mon voyage est loin d’être terminé, et il se poursuivra pour continuer à faire ces magnifiques rencontres.

Les 2 derniers jours après avoir parcourus environ 150 km en montagne et sur des hauts plateaux désertiques de Croatie, je me suis rappelé de chacun d’entre vous croisé sur ma route, cela m’a procuré un bonheur fou. Par contre, je me suis rendu compte que ces rencontres n’étaient malheureusement qu’éphémères… Je ne vous croiserai certainement plus jamais, et que finalement nos discussions n’auront été que superficielles. Mais j’aurais tellement voulu tous vous emmener avec moi pour finir ma route. Alors je finis mon texte avec un petit mot pour vous les inconnus de la route.  Je sais que très peu d’entre vous liront ces lignes, mais sachez que si je vous ai saoulé à trop parler c’est que je vous ai aimés; si vous avez rien compris à mon anglais c’est tout à fait normal; si je n’ai pas pris assez le temps de vous parler, je m’en excuse mais c’est que j’étais fatigué; si je n’ai pas compris ce que vous me disiez, peut-être qu’on ne parlait pas la même langue. Alors merci et à bientôt peut-être…

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