La Suisse dans tous ses états

Pour mon 3ème article, je vais vous parler de ma traversée de la Suisse à vélo et de la découverte de ce pays. Après avoir passé déjà 2 semaines sur mon vélo en traversant la Belgique, le Luxembourg et l’Alsace (désolé pas d’article sur cette région) je suis rentré en Suisse à Bâle.

La Suisse était une vraie découverte pour moi et je ne savais pas trop à quoi m’attendre à part que ça allait grimper dur. Dans ce pays, je pense que je suis passé par toutes les émotions.

Faut le dire mais mon rapport avec ce pays a plutôt mal commencé… De Bâle à Lucerne, j’ai parcouru environ 120 km dans un environnement peu excitant et surtout avec une population m’ignorant totalement. Les prix excessifs et le fait de trouver nulle part où dormir le premier soir n’ont rien arrangé à la situation du pays. En rentrant dans un nouveau pays, on ressent immédiatement l’ambiance qui va nous accompagner pendant la période où on va le traverser. Et quand la pluie a commencé à faire son apparition, eh bien là, je n’avais qu’une seule envie, en sortir.

Et je suis arrivé à Lucerne. Là ça a été une vraie révélation pour mes pupilles. Bon j’ai dû me battre contre la pluie pour y arriver, mais je me suis retrouvé face à un immense lac entouré de montagne, le lac des Quatre-Cantons. Comme pour me féliciter de cette arrivée, le soleil a montré le bout de son nez sublimant le lieu. Après une pause dans cette ville très chic, j’ai poursuivi le long de ce lac m’émerveillant face à ce paysage magnifique, regardant les nuages laisser apparaitre les sommets des montagnes puis venant les recacher, un vrai spectacle. Le calme de ce lac avec cette couleur bleu turquoise, les petits villages balnéaires et les palmiers me donnaient une vraie impression de Côte d’azur.

Après avoir laissé derrière moi ce magnifique lac des Quatre-Cantons, je me suis enfoncé dans la montagne en m’attaquant à un gros défi sportif, sans doute le plus gros défi de mon périple européen : Le col du Saint-Gothard. Avant de rentrer en Suisse, je ne connaissais pas son nom, mais j’ai rapidement compris que ce col était ultra important dans ce pays, qu’il était un symbole et qu’il m’était impossible d’y échapper. Johann Wolfgang Goethe en disait même que «Parmi toutes les régions que je connais, c’est la plus intéressante et celle que je préfère». Ce col a de plus un point géographique très intéressant, se trouvant plus au moins au centre de la Suisse et étant à l’intersection des 4 zones linguistiques du pays (française, allemande, italienne et romanche)

Ce col situé à 2106 m d’altitude est en effet la première route traversant les alpes reliant ainsi le nord du pays au sud et donc à l’Italie. Cette route a commencé à être développée au 13e siècle et au 19ème siècle sur le versant sud avec la route appelée la Tremola. Cette route, mondialement célèbre avec ses 24 lacets entièrement faites de pavés sur 13 kilomètres et 900 m de dénivelé est assez spectaculaire. Cette route est d’autant plus magique qu’elle est entièrement pavée. On comprend ainsi rapidement son nom de Tremola, qui veut dire en Italien trembler, et à vélo c’est exactement cette impression qu’on a : trembler. Le vélo, le guidon les jambes, les bras tout tremble. Je suis content d’avoir fait cette partie de route en descente et non en montée.

Du nord au sud ou du sud au nord cette ascension est donc un défi pour tout cycliste. Nombreux s’attaquent à cette montée, et je peux ainsi être fier d’y être arrivé surtout avec mon vélo de près de 50kg. J’ai ainsi gravi les 2106m en 2 jours en faisant une pause  à Andermatt

Après l’ascension du Gothard, j’ai eu un appel de l’Italie et j’y ai filé tout droit sans trop m’attarder dans les endroits traversés comme par exemple la jolie ville de Lugano.

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